"Nouvel Air est la seule liste a exprimer un arbitrage budgétaire aussi clair : il est inutile de gaspiller des milliards d'€ dans la mobilité. Réduisons ce budget pour augmenter ceux de l'éducation et la culture ".
Baisse massive des subventions aux associations culturelles (–40% annoncés pour 2025) et coupes de 50 à plus de 60% sur les centres culturels de quartier, menaçant directement la création, la diffusion et l’accès de proximité.
Gel des budgets depuis des années, difficultés dans les bibliothèques, les conservatoires, les lieux de formation et de création qui « étouffent ». À l’autre bout de la chaîne, l’orchestre et l’opéra du Capitole absorbe une part très importante du budget culturel municipal, dans un modèle coûteux (tournées internationales fréquentes, chefs prestigieux) qui épuise les équipes, limite les évolutions salariales et laisse peu de marges pour le reste du tissu culturel.
Affirmer une identité culturelle toulousaine construite avec les acteurs : arts vivants, cirque, théâtre de création, musiques, bibliothèques, lieux de formation, en refusant le saupoudrage et les coups médiatiques au détriment du maillage de proximité.
Faire de la culture un droit et un service public : maintien des tarifs accessibles, priorité à l’accueil des scolaires, défense de la diversité des esthétiques et des formats, soutien aux lieux de formation (conservatoires, écoles, structures de prépa) et aux espaces de création.
Assumer des choix politiques clairs : augmenter les subventions pour les petites/moyennes structures, conforter des pôles d’excellence déjà reconnus (cirque autour de la Grainerie et du Lido, théâtre et arts vivants, bibliothèques) au lieu de laisser partir les talents vers d’autres métropoles plus volontaristes.
Stopper les coupes sur centres culturels, bibliothèques, petits théâtres et lieux de création ; fixer un plan pluriannuel de remontée des budgets.
Garantir le maintien de structures menacées comme le Théâtre du Grand Rond, le Théâtre du Hangar (ou leurs missions) et les lieux de formation (conservatoire de théâtre, classes prépa), avec un soutien spécifique aux espaces de création et de répétition.
Créer un fonds dédié à l’accueil des scolaires (collèges et lycées toulousains) pour que l’augmentation du coût réel par spectateur ne se traduise jamais par une hausse des billets pour les écoles.
Publier chaque année la liste détaillée des subventions (montants, critères, objectifs) et mettre en place un appel à projets avec critères clairs (mission de service public, impact social et territorial, diversité artistique, conditions de travail).
Instaurer un dialogue régulier avec les réseaux existants (fédérations d’artistes, bibliothèques, médiathèques, syndicats) pour co-construire les critères et suivre leurs effets.
Repenser les grands événements : articuler mieux Festival de Toulouse et Printemps de Septembre avec les lieux existants, pour un meilleur impact local et un coût maîtrisé.
Conditionner les subventions des grandes institutions à des engagements forts en matière d’éducation artistique, de diffusion dans les quartiers, de collaboration avec les petites structures et de respect des conditions de travail.
Travailler sur une programmation ambitieuse de festivals avec un calendrier concerté et une offre subventionnée sur le long terme.
Proposer à la concertation un projet de « cité européenne du cirque » autour de la Grainerie et du Lido, avec rénovation des équipements (hangar, chapiteau) et appui aux coopérations européennes, pour faire de Toulouse une capitale du cirque contemporain à l’échelle européenne.