“Nous avons fait des économies ailleurs pour garantir (plus qu'aucune autre liste) plus de moyens pour l'éducation : des bâtiments adaptés au climat, un encadrement renforcé, une alimentation saine et locale, et des apprentissages concrets au quotidien.
Les plus jeunes, les adolescents et les parents ne sont pas oubliés.”
Deux de nos propositions phares : goûters fournis par la mairie et nouvelles activités périscolaires coûtent moins de 1% de tout ce qui a été dépensé dans la mobilité sur le mandat.
Utiliser les audits déjà réalisés (Pierre Cohen en 2009, Greenpeace plus récemment) pour cibler les urgences en finir avec l'amiante et les moisissures dans les classes.
Adapter et aménager pour faire face au changement climatique : terminer le déploiement des brasseurs d’air dans toutes les classes, intensifier la rénovation énergétique des écoles.
identifier les acteurs déjà engagés dans cette réflexion
Étudier les bonnes pratiques d'autres établissements/ municipalités (France/Europe).
Explorer de nouveaux usages permettant d’adapter les bâtiments ou diminuer les travaux. Par exemple, moduler les horaires scolaires en cas de canicule comme à Montélimar (horaires avancés matin) ou Tours (fermeture après-midi).
des goûters sains et peu transformés issus de l'agriculture locale.
un prix ajusté et équitable : quelques dizaines de centimes, avec progressivité selon les revenus ... suffisant pour tendre vers l'équilibre budgétaire de la mesure.
5 760 000 gouters par an, soit un coût annuel estimé à 3 000 000€, pour un total de 18M€ sur le mandat.
limiter leur taille (max. 1 500 repas/jour) pour réduire les gaspillages et améliorer les conditions de travail des agents.
systématiser l'approvisionnement local en produits de qualité.
➜ des repas moins chers et de meilleure qualité.
Poursuivre le déploiement des cours oasis pour continuer la perméabilisation des sols, constituer des îlots de fraîcheur
Ajouter des végétaux comestibles et prévoir pour chaque école un aménagement potager
Proposer des activités péri- et extra-scolaires ludiques, utiles et saines : cuisine, couture, bricolage, jardinage... pour un coût estimé à 1M€/an.
Science et écologie à l’école : équiper chaque établissement d’un potager, d’un panneau solaire, d’une petite éolienne et d’une batterie.
systématiser les CLAE le mercredi après-midi et pendant les vacances scolaires dans les écoles de quartier.
Soutenir la culture aussi pour garantir une offre variée et de qualité.
Garantir des conditions de travail pour les bibliothèques permettant d'accompagner aussi les temps scolaires.
Renforcer les taux d’encadrement : des adultes plus présents pour chaque enfant, c'est un meilleur environnement d'apprentissage et une plus grande sécurité pour tous.
Compléter l'effectif des ATSEM (l'éducation nationale n'en finançant qu'1 par école)
Travailler en partenariat étroit avec le rectorat, le département et la PMI pour assurer une continuité de service dans toutes les classes et les crèches.
Développer le dialogue social avec les employés de la mairie (ATSEM, cuisine centrale) pour régler les différends en évitant les grèves (c'est la principale raison de la fuite de l’école publique)
Former et informer tous les acteurs de l'école et de la petite enfance conformément aux préconisation de la CIVIISE pour garantir la sécurité des enfants.
L’éducation ne se joue pas seulement dans les salles de classe. La ville peut et doit être un soutien pour les parents, un environnement sécurisant pour les tout-petits, et un terrain d’apprentissage pour les adolescents.
Les parents sont les premiers éducateurs, mais devenir parent n'est pas inné.
En travaillant avec les sages-femmes, la PMI et les associations nous déploierons des atelier de sensibilisation au développement de l’enfant, à l'épuisement parental, à la gestion des tensions familiales, et au repérage des violences.
Notre politique mobilité (pénétrantes sens unique, pistes sécurisées) et logement (grands appartements familiaux) va dans le sens ce projet : faciliter l'autonomie des enfants, permettre aux familles de se loger à Toulouse.
Création d'un guichet unique des modes de garde (crèches, assistantes maternelles, garde à domicile) pour faciliter la prise en charge des touts petits et le retour au travail.
Étude de faisabilité d’une allocation municipale post-congés pour les parents au foyer.
Permettre autant que possible l'inclusion des enfants handicapés (faciliter AESH et accès crèches/écoles)
Chantiers de jeunes bénévoles (embellissement, propreté) comme ont déjà pu mettre en place certaines MJC
Favoriser les projets croisés enfants (écoles/crèches) et aînés pour rompre l'isolement et permettre la transmission des savoirs
Impulser des initiatives d'habitats intergénérationnels : cela permet aux jeunes de se loger et aux moins jeunes de maintenir leur autonomie à domicile.
Podcast La Terre au Carré – France Inter (18 mars 2024)
Repas scolaires en France
10 millions de repas servis chaque jour, soit environ 4 milliards par an.
Conditions actuelles
7 personnes peuvent être responsables de 15 000 à 20 000 repas.
Conséquences : troubles musculo-squelettiques, usage massif de plastique, qualité alimentaire médiocre.
Revendications principales
Le collectif Les Pieds dans le Plat propose de réimplanter des cuisines dans les écoles pour restaurer la qualité et la maîtrise locale.
Exemple de Romainville (Seine-Saint-Denis)
100 % bio et local.
Coût complet : 7,35 € contre 6,38 € actuellement.
Gaspillage alimentaire divisé par trois (contre environ 30 % dans les cantines classiques).
Seuil identifié : au-delà de 1 200 repas, la qualité devient difficile à maintenir.
Implication pour Toulouse (≈ 35 000 repas/jour) : créer au moins une cantine par quartier.
Contexte et constats nationaux
En 2017, lobbying agro-industriel : besoins en protéines déjà couverts à 600 %.
Loi Egalim : objectif de 20 % d’aliments bio, mais taux réel constaté ≈ 13 %.
Une auditrice évoque un coût 3 fois supérieur pour du bio ; réponse : la végétalisation des repas permettrait de compenser partiellement.
(Remarque : à Toulouse, un repas coûterait < 2 €, ce qui rend cette solution seule difficilement suffisante.)
Bonnes pratiques et exemples
Dordogne : 100 % de repas bio et locaux, formation interne et présence de diététiciens.
Données économiques
30 % de gaspillage alimentaire aujourd’hui en moyenne.
Le coût matière représente environ 25 % du coût total d’un repas.