Eau : assurer
sa qualité et sa disponibilité
sa qualité et sa disponibilité
“L’eau est une ressource précieuse, vitale. Il faut investir pour garantir sa qualité à court terme et sa disponibilité à long terme.”
Le volume d'eau disponible a diminué de 14% ces 15 dernières années. L’étude Garonne 2050 (Agence eau Adour-Garonne) prévoit une réduction de 50% des débits d'étiage* d'ici 2050. Avec le dérèglement climatique, les Pyrénées stockent moins de neige. Le débit d'étiage l'été est de plus en plus assuré "artificiellement" par des lâchés de barrages.
(*) : débit le plus faible d'un cours d'eau en été.
La canicule de 2022, puis la tarification saisonnière mise en place par la majorité sortante ont permis une légère diminution de la consommation en eau des particuliers (-4%).
Nous voulons que ces comportements soient valorisés et contractualisés. Actuellement, les baisses de la consommation des particuliers entraîne une compensation de la municipalité aux entreprises délégataires du service public de l'eau.
L'irrigation représente 70% de l'eau prélevée en période estivale. Avec la chaleur et l'évapotranspiration, l'eau utilisée ne retourne que trop peu dans le milieu. Nous devrons accompagner les paysans pour :
réduire l'utilisation des intrants chimiques
opter pour des cultures ayant besoin de moins d’irrigation :
aménager des zones permettant la rétention de l’eau (couvert continu, agroforesterie, Agriculture de Conservation des Sols, Agriculture Biologique de Conservation,...)
reconstituer les ripisylves qui réduisent les périodes de sécheresse des affluents de la Garonne et servent de filtre naturel à certains polluants issus de l’agriculture.
Entretenir le réseau régulièrement : aujourd'hui, seulement ~1% des canalisations sont rénovées chaque année. Etant donné qu'une canalisation a une durée de vie de 50 ans, il faudrait doubler le rythme de rénovation.
Améliorer les solutions de détection et filtration des polluants : on découvre sans cesse de nouveaux polluants (comme les PFAS récemment) et les médicaments sont aussi source de pollution de l'eau.
La recherche et l'innovation nous permettent d'entrevoir de nouvelles perspectives, tant dans l'utilisation que le traitement de l'eau :
réutiliser les eaux usées après traitement permettrait d'éviter d'utiliser l'eau potable quand ce n'est pas indispensable. C'est l'objectif du projet Val'réu. Aujourd'hui seul 1% des eaux usées sont valorisées, contre 14% en Espagne.
Traiter l'eau à la source de sa pollution permettrait que les polluants ne soient plus dilués dans les réseaux.
L’eau du robinet est 100 fois moins chère que l’eau en bouteille. Pourtant, beaucoup de citoyens, même modestes, choisissent de boire et donc de payer de l’eau en bouteille. Certains parlent du goût, mais la plupart craignent pour la qualité de l’eau du robinet sans réaliser que les eaux en bouteilles contiennent des micro-plastiques.
La majorité sortante se targue de proposer la deuxième eau la moins chère de France, alors que nous sommes l’une des régions les plus touchées par les sécheresses. C'est une posture anachronique.
Nous dépensons 150 à 200 €/an et par personne pour l’eau : c'est 2 fois moins que le budget de notre box internet, mais pourtant infiniment plus important !
Afin de garantir la qualité de l'eau à court terme et sa disponibilité à court terme, Nouvel Air propose d’augmenter le tarif de l’eau. Cette augmentation financera les changements à opérer pour préserver la ressource : meilleures pratiques agricoles, rénovation du réseau, meilleures techniques de filtration lors de la potabilisation et l'assainissement.
Plusieurs villes ont mis en place des modes de tarifications innovants : saisonnière (plus chère l'été), sociale (prix selon les revenus), responsable (prix différent selon l'usage). Nous étudierons leurs effets pour proposer un modèle adapté à la ville de Toulouse qui prenne en compte les spécificités de notre bassin (le grand nombre de logements collectifs en particulier) et l’équité des usagers tout en accompagnant vers une utilisation plus responsable de l’eau.
Cette hausse sera mise en place graduellement en choisissant un mode de facturation qui préservera le pouvoir d'achat des ménages modestes.